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Surveiller un cancer du rectum

- Quel risque de récidive ?

De façon générale, la difficulté du traitement des cancers est qu'ils risquent de récidiver. La récidive peut se situer là où ils ont été traités, ou à distance.
Les cancers du rectum risquent particulièrement de récidiver au niveau de l'opération ( cette récidive est qualifiée de récidive locale ou de récidive pelvienne). Il y a quelques années, environ 25% des malades récidivaient à ce niveau. Ce risque à considérablement diminué avec l'amélioration de la chirurgie, et avec l'utilisation de la radiothérapie. En enlevant le mésorectum qui entoure le rectum la chirurgie a beaucoup diminué le risque . Il est de moins de 10%, à condition que cela soit fait dans les règles. De plus, la radiothérapie est capable de diviser ce risque de récidive locale par deux.
Le risque de récidive à distance, au niveau du foie ou des poumons, caractérise les cancers. Ce sont les métastases. Ce risque peut être diminué par la réalisation d'une chimiothérapie post-opératoire. Elle est réalisée dans les stades 3. Elle permet d'éviter  environ 30% des récidives.

 

- Quelle surveillance doit être faite après le traitement du cancer ?

La surveillance a pour but de déceler l'apparition d'une récidive, qu'elle soit hépatique, pulmonaire ou pelvienne. En effet, le cancer du rectum, comme celui du côlon a la particularité, tout à fait remarquable, de pouvoir être guéri au stade de métastase. On peut en effet enlever une ou plusieurs métastases du poumon ou du foie et obtenir la guérison. On peut aussi, si l'ablation ne paraît pas possible, la rendre réalisable par de la chimiothérapie.
Les chances de guérison après traitement d'une récidive sont relativement élevées et pour cette raison, il est nécessaire d'effectuer une surveillance.
La surveillance comporte : un examen clinique, une prise de sang, une radiographie des poumons, une échographie abdominale, un scanner. Vos médecins doivent vous indiquer le rythme de ces examens (plan personnalisé de suivi décidé par le Plan cancer) Une surveillance coloscopique est aussi nécessaire. Après un cancer du colon ou du rectum, on est plus exposé que la population générale à faire un polype ou un cancer de même localisation colique ou rectale. Le risque est multiplié par quatre. Il faut effectuer une coloscopie dans les mois qui suivent l'opération si la coloscopie initiale n'avait pas été complète. Sinon une coloscopie tous les 3 ans suffit.

 

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